Cette variable – qui correspond à un mélange de psychologie (l’aversion au risque), d’éthique (la préférence pour le présent) et d’anticipation sur la croissance future de l’économie –, permet de répondre à la question : combien d’euros voudrais-je recevoir demain en échange de la perte d’un euro aujourd’hui ?Nordhaus, bien conscient du caractère inobservable du taux d’actualisation, nous pose néanmoins la question suivante : comment valoriser économiquement, aujourd’hui, les effets du climat pour 2050 ?La réponse qu’il apporte – la valeur sociale du carbone qui indique le coût, en euros d’aujourd’hui, des dégâts futurs d’une tonne de carbone émise aujourd’hui – est sérieusement affectée par l’incertitude : elle varie entre 50 et 235 dollars la tonne de carbone selon que le taux d’actualisation vaut 2,5 ou 5 %.Cette question a divisé les économistes du climat pendant près de vingt ans. La mesure du bien-être national obtenue selon les critères retenus par Nordhaus et Tobin diffère très profondément de celle, issue des comptes classiques, de la consommation des ménages, en raison notamment du poids importants attribué aux loisirs et aux activités non marchandes dans leurs évaluations. Nordhaus received the prize "for integrating climate change into long-run macroeconomic analysis". Professor Nordhaus has also studied wage and price behavior, health economics, augmented national accounting, the political business cycle, productivity, and the “new economy.” His 1996 study of the economic history of lighting back to Babylonian times found that the measurement of long-term economic growth has been significantly underestimated. William Nordhaus was born in Albuquerque, New Mexico in the United States. Dans ce contexte, il s’avère impossible de mettre en œuvre un prix optimal du carbone à l’échelle mondiale comme le préconise l’économiste, et les négociateurs climatiques le savent depuis longtemps.Il formule dans ce texte des critiques recevables sur le fameux modèle dynamique de prospective, scénarisant notamment des effondrements possibles au cours du XXIC’est à ce moment-là qu’une séparation radicale s’opère : les économistes de l’environnement, comme Nordhaus, « intégreront » le climat aux problématiques économiques usuelles (croissance, changement technique…), tandis que les sciences écologiques (et avec elles l’économie écologique) considèrent que la nature n’est pas soluble dans le marché.Ces dernières tendent à appréhender les phénomènes naturels dans leur réalité physique, sans leur surimposer d’a priori théorique issu de l’économie telle que la valeur de marché ou la substituabilité des moyens de production qui suppose qu’il est toujours possible de remplacer un moyen de production (travail, capital mais aussi matières premières, terrains, énergie) par un autre.Nordhaus, comme d’autres économistes de l’environnement, nous pousse donc à croire que les contraintes physiques telles que la raréfaction de certains métaux ou la perte de services écosystémiques (purification de l’eau, régulation climatique ou pollinisation) peuvent toujours être dépassées par de l’investissement dans de nouvelles technologies ou par de l’accumulation du capital, entre autres. He returned to Mesopotamian economics with a study, published in 2002 before the war, of the costs of the U.S. war in Iraq, projecting a cost as high as $2 trillion. Propriétaire forestier portugais, lavandiculteur français, berger roumain... des familles affectées par le réchauffement planétaire ont vu leur plainte contre la politique climatique de ... He is on the research staff of the National Bureau of Economic Research and the Cowles Foundation for Research. William Nordhaus est le premier chercheur à avoir créé un modèle quantitatif qui décrit l’interaction entre économie et climat. Il se fait ensuite l'avocat d'une taxation des émissions de carbone, qu'il voit comme le meilleur moyen de limiter ces émissions.Il est aussi chargé en 2009 de la 19e édition du classique ouvrage de théories économiques "Economics", avec Paul Samuelson.Son ouvrage le plus récent, "Le casino du climat: risques, incertitudes et économies pour un monde qui se réchauffe", a été publié en 2003.Toujours attentif aux tendances économiques actuelles, M. Nordhaus s'était par ailleurs intéressé en 2002 au coût de la guerre contre l'Irak, suscitant une polémique en prédisant qu'il approcherait les 2.000 milliards de dollars, ce qui a été le cas.Il a également été membre du conseil d'administration de l'antenne régionale de Richmond de la Banque centrale américaine (Fed) en 2014 et 2015.Récemment, ce professeur d'économie a dénoncé les arguments "fallacieux" de l'administration Trump sur le commerce.Né le 31 mai 1941 à Albuquerque (Nouveau-Mexique), il vit à New Haven (Connecticut) avec son épouse, une professeure en action sociale de Yale.« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
MM.